Un Père pour modèle

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Un Père pour modèle

Message par Kayrius le Mar 17 Oct - 21:46

Jaraël Luther




Vie Misérable


Le traité de Coruscant a été signé. Qui s’en soucie ?  Bas-fonds de Nar Shaddaa, les malfrats, les règlements de comptes, la Czerka ou le Soleil Noir… Qui s’en soucie ? Il n’y a ici que des survivants, qui ignorent tout de la Galaxie, même le nom du Chancelier en place de la République Galactique. A quoi bon de toute manière ? Il n’y a ici que misère et désolation. Et pourtant, il y a un événement qui parvint à apporter tout le bonheur de la galaxie à une famille, quelque part, ici, parmi cet amas de solitude et de poussière.


Nar Shaddaa. Pérennité ou Misère, les plus démunis vivront toujours à l'ombre des plus riches.


Une naissance. Celle du petit Jaraël. Issu d'une famille qui fait bien plus pour les habitants des bas-fonds n'importe quel Chancelier ou politicien véreux soi-disant en charge de ce secteur de la Galaxie. Une famille aimée. Une famille aimante. La famille Luther.

Une famille dévouée à son quartier, qui n’a aucunes revendications, qui n'a aucune autre prétention que la charité et l'altruisme. Se contentant simplement d’aimer et d’aider. Et pourtant, chacun des deux parents sert à sa manière. La mère, Amhya, en tant qu’infirmière dans des associations de charité et d'aide caritative. Le père, Helyos, en tant qu’Opérateur principal du Soleil Noir dans le secteur de la Claymore Argentée, un petit gang local affilié au Soleil Noir, dans les abysses des bas-fonds de Nar Shaddaa. Un criminel au service du peuple hein ? C’est exact. Et pourtant, les nobliaux et bureaucrates ne peuvent que l’appeler par cette appellation : un criminel. Grand bien leur fasse. Étiqueter est leur passe-temps favori. C'est ainsi qu'ils agissent. Qui s’en soucie ?

Helyos sert son prochain. Il protège. Esclavagistes, chirurgien douteux, fraudeurs provenant des plus hautes sphères que ce soit… Le Soleil Noir à le bras long. Et quel que soit son ennemi, Helyos le trouvera, et s’en... "chargera".



Le Père, Helyos Luther, âge de 21 ans

Le Père, dans le cadre de l'organisation criminelle à laquelle il est affilié, offre une protection informatique et technique à ceux qui offrent du travail au plus démunis, protège leurs données privées et offre une couverture pour laisser une plus grande marge de manœuvre aux agissements de ses protégés. Du moins, tant que cette petite caste de privilégiés sert les intérêts du Soleil Noir. Il ne sort à visage découvert que très, très rarement. Quant aux rares moment où il se déplaçait, il tuait, ayant échoué à agir autrement, d'habitude cloisonné dans un bunker caché du Soleil Noir sur le plan local, en guise de petit centre d'opération.

Il protège les commerçants des griffes des autorités qui chaque semaine réclament encore et encore plus de commissions sur leurs revenus. Ils protègent les assassins. Oui, il les protège. Ces mêmes assassins qui tuent les violeurs, les pédophiles, les psychopathes. Mais Helyos restera un criminel aux yeux des plus… aisés. Usant de moyens particulièrement douteux, voire barbares, mais toujours au service des plus démunis. Mais bien sûr, nous aimons affilié le Père à une organisation criminelle. Et une organisation criminelle agit toujours au service du Chaos et du Désordre. N'est-ce pas ce que l'on vous a appris, mh ? Mais qui s’en soucie ?


La Mère, Amhya Luther, âgée de 20 ans

La Mère, Amhya, soigne celles et ceux que Helyos n’a pas pu aider. Ils œuvrent en concert, ensemble. Elle n’abandonne jamais un ou une mourante, peu importe son âge, ou son état, aussi grave soit-il. Même quand la mort semble inévitable, elle sera là, à vous prendre la main, à vous apaiser, rendant votre dernier soupir le plus doux qui puisse être. Alors que les sociétés pharmaceutiques profitent de la pauvreté environnantes pour vendre des traitements à des prix exacerbants, Amhya, elle, soigne les plus malades et les plus faibles, dans ce petit centre clandestin des bas-fonds. Où se fourni-t-elle ses médicaments et son matériel médical ? Peu importe qui elle soigne, Amhya est une voleuse, et les voleuses doivent être punies par la Loi. N'est-ce pas ce que l'on vous a appris, mh ? Mais qui s'en soucie ?


Les bas-fonds de Nar Shaddaa, dont les moindres recoins sont tous autant infréquentable les uns que les autres

Et il y avait ce petit Jaraël. D’un Père sensible à la Force, et d’une Mère insensible. Éduqué durement, mais justement. Le Père lui enseignant les préceptes de la Discipline et de la Raison. La Mère, ceux de l’Amour et de l'Altruisme. Le petit devait être protégé. Ne jamais sortir, ne jamais se montrer. Ils l’aimaient trop, et avaient trop d’ennemis, non pas dans les rues crasseuses, mais dans les palaces et les forteresses. Jaraël voulait pourtant tellement aider, voir le monde, voir les mondes. Des rêves d'envolée spatiale, de découvertes et d'aventure. Des rêves de famille. Des rêves d'amour. Il aimait tellement sa Mère, et son Père…

Mais ce dernier avait d’autres projets pour lui. « Étudie, apprend. Le Savoir, c’est le Pouvoir. A toi d’être assez fort pour ne pas être perverti par ce Pouvoir. » Jaraël n'oubliera jamais la moindre leçon de vie enseignée par ses parents. Comme si il voyait en ses parents un modèle, alors que ses parents voyaient en lui un espoir d'être différent.

C'est son Père, lui-même conscient d'être sensible à la Force, qui lui enseigna également des leçons qui devaient, sans que son fils ne s'en doute, refléter une certaine ambition du Progrès par la Force. Alors que le Fils prenait naïvement ces exercices comme des leçons d'apaisement psychologique et de contrôle de soi, il s'agissait en réalité d'exercice de contrôle de la Force. Contrôler ses émotions, méditer, soigner ses blessures et celles d'autrui... L'enseignement était humble, et très limité, mais de ses cinq ans à ses dix ans, le fils ne cessa de travailler, et retravailler encore la moindre leçon qui lui fut inculquée. Mais combiné à toutes les autres leçons de vie et codes de conduites enseignées par ses parents, le jeune Jaraël ne tardera pas à être prêt pour prendre son propre envol dans cette grande aventure qu'est la vie. Développer son propre réseau clandestin, faire usage de son environnement à son avantage, le secret et les dangers du Savoir... Les enseignements étaient ambitieux... Mais ils feraient de lui un homme disposant d'un esprit de stratégie à tout épreuve. Et pour ces leçons, Jaraël admirait, et aimait plus que tout ses parents.

Un vrai bonheur n’est-ce pas ?

Sauf que Helyos déçoit. Et Amhya dérange.

L’un par ses méthodes trop radicales et trop populaires à la fois, et l’autre pour avoir sauvé des vies… « Insignifiantes ». Le Soleil Noir est las. Et agacé.

Le passé est intemporel. Et influera le futur, comme le présent. C'est alors que les souvenirs remontent, et menacent votre existence même. Le Père a tué son ami d’enfance, lorsqu'ils avaient tous deux quinze ans. Son meilleur ami, alors que celui-ci comptait quitter le Soleil Noir. Du moins… l’a tué… sans le vouloir. Mais il l’a fait. Par devoir. Et Amhya… la douce Amhya. Aveugle de l'oeil gauche depuis ses dix-huit ans, à cause d’une question de trop. Mais qui l’a rendue borgne ? Nul autre que son cher Helyos. Elle a voulu l’aider, parler et discuter de la mort de son meilleur ami dont il se sent tellement coupable… Elle n’aurait pas dû aborder le sujet. Juste... pas au bon moment peut-être. Et pourtant, elle l’a pardonné. Le pauvre Helyos se détestera plus que tout au monde, mais sa faute est également est devenu sa seule raison de vivre. Cette erreur à créé en lui un besoin de se racheter, de réparer ses erreurs. Rester fort.

Puis vint Jaraël. Ce bijoux de la vie. Ce cadeau de la Force offert à ces deux pauvres âmes charitables en proie à la désolation.


Karstark Vhys, assassin de renom du Soleil Noir.

Avant que le Soleil Noir ne se lasse... Et n’envoie un le mortellement efficace Anzati, Karstark Vhys, les exécuter tous les deux. Helyos pu couvrir la fuite de sa femme et de son fils, au prix de sa propre vie. Et ce dernier acte fut l’ultime leçon d’un Père à un fils : sacrifier sa vie au service du bien commun. Helyos s'était enfin racheté. Il avait enfin réparé cette erreur qu'il avait commis en osant lever la main, il y a des années de cela, sur la femme de sa vie. Mais le Soleil Noir n’était pas satisfait… il y avait encore une femme à tuer. Mais celle-ci ne comptait en rien laisser son fils seul dans cette Galaxie pourrie jusqu'à la moelle. Les deux survivants vagabondèrent durant deux longues années. D'abri en abri, de cache en cache, forcée de voler la nourriture aux étalages et à boire l'eau qui gouttait des conduit d'aération pour survivre, sans entrer en contact avec qui que ce soit. Et ce n’est que quelques années plus tard qu’elle fut retrouvée par ce même assassin Anzati, alors qu'elle dormait au milieu de la crasse de la rue, son Fils dans les bras. Décapitée.

Se réveillant dans les bras du corps sans vie et sans tête de sa Mère, le petit Jaraël ne put prononcer le moindre mot, le moindre hurlement de terreur. Il resta ainsi figée, bouche bée, pâle comme la Lune, rongé par la maladie et la sous-nutrition. La peau sur les os, les yeux rougies pas la maladie, les ongles noircis par la crasse, voire même cassé à force de gratter le moindre bout de viande afin de décoller la chair de l'os, sans parler de sa dentition.

Cet enfant difforme garda son regard plongé dans celui de l'Anzati. Longuement. Silencieusement. Dans un silence des plus morbide, où seule la respiration saccadée de l'enfant viendra interrompre ce silence de mort. Puis l'assassin déposera sa lame de cortosis encore ensanglantée aux pieds du jeune Jaraël, avant de tourner les talons, lui adressant, de sa grande taille, face à ce morceau de viande respirant la maladie, un dernier sourire satisfait. Comme si l'Anzati savait qu'ils se croiseraient de nouveau. Ce à quoi Jaraël ne pu montrer la moindre émotion, si ce n'est la peur qui le figea de longues minutes. Et ce même après le départ du boucher du Soleil Noir. Le regard vide. Le visage éclaboussé par le sang de sa propre Mère. N'ayant... plus rien, désormais. Si ce n'est sa propre peine dans laquelle il ne cessera de se noyer...



« Puisse-t-il ne pas subir les péchés de ses parents »

Jaraël n’avait que 12 ans. Son corps est meurtri. Son esprit est meurtri. Et ce bout de chair désossé se fera ramassé, quelques jours après la mort de sa mère, dans la rue par une employée de l'Orphelinat des Oubliés, en plein cœur des bas-fonds de Nar Shaddaa.






Vie Impériale


Une année et demie après son entrée dans l’Orphelinat Impérial, Jaraël semblait déjà avoir tapé dans l’œil d’un modeste couple Impérial originaire de Kaas City. Jalee et Dryn Carx, respectivement comptable et mécanicienne dans la même manufacture de micro-armement, semblait en effet plus qu’attirés par le profil atypique du jeune Jaraël. Sensible à la Force, d’une famille inconnue des archives Impériales (grâce aux talents informatiques de Helyos, qui parvint à cacher l'identité de sa famille à l'Empire et la République), d’un milieu modeste et d’une maturité exceptionnellement avancée. Ce « changement » de famille, à un âge aussi tardif, bouleversera sa vie à jamais.


La Grandiose Citadelle de Dromund Kaas, berceau de l'Empire. Aaah... Nar Shaddaa... tu es bien loin désormais...


Mais tels étaient les enseignements de son Père : « Adapte-toi pour survivre, ne voit pas l’instant. Vois loin. Peu importe ta fierté, ton honneur, ta compassion… ce sont des freins au pragmatisme et à la réalité des faits. Survies. ». Jaraël semble avoir davantage retenus les enseignements de son Père et de sa Mère, jugeant ceux de sa Mère trop éloignés de la réalité. Et pourtant, il aime ses parents, l’un autant que l’autre, de tout son cœur. Mais personne n’en saura rien, de cet amour, il cachera tout pour son propre bien et pour la pérennité de son futur.



"Pour l'Empire" disent-ils tous.


Etant sensible à la Force, et ayant des parents particulièrement dédiés à la cause Impériale, Jaraël intégra ainsi l’Académie Sith de Korriban à l’âge de 15 ans. A contre-cœur, mais… enseignements du passé obligent.





Vie d’Acolyte

Korriban. Berceau des Sith. Comment a-t-il pu passer des bas-fonds crasseux et pouilleux de Nar Shaddaa à cette… planète-relique … ? Aussi élitistes soient les Sith, Jaraël doit déjà beaucoup à son Père pour avoir couvert son identité. Son Père… il lui manque atrocement. Que penserait-il, comment réagirait-il s’il savait que son fils, par souci de survie, serait en ce moment même dans les murs d’enceintes de l’Académie des Sith ? Non pas en tant que prisonnier ou esclave, mais bien en tant qu’acolyte et prétendant Sith. Peut-être comprendrait-il qu’il fait ça non pas par pur égoïsme. Pour survivre certes, mais survivre pour servir.



"Korriban. Le Côté Obscur est si puissant ici... Puisse la Force me préserver de cette folie."


Jaraël ne doit pas se laisser distraire et freiner par ses émotions. Il doit aller de l’avant, et il le sait. Voilà que débute alors sa vie de Sith.

Sa promotion d’Acolyte était relativement hétérogène. Humains, Zabraks, Rodiens, Nautolans et Siths. Tous du même âge. Tous d’origines et d’un milieu social aisé et noble. Sauf un… Mais c’est ce qui fait sa force direz-vous. Bien au contraire, c’est sa faiblesse. Dans un monde aussi élitiste que celui des Sith et des hautes sphères auxquelles il peut aspirer, les gens de son espèce n’ont sous aucun prétexte lieu d’être. Grâce à son Père, cela est possible.

C’est alors que le jeune homme entama sa vie d’Acolyte Sith. Les épreuves, les défis, les intrigues et les complots. Chaque évènement, atypique de la vie de Sith, étaient pensés et calculés pour le forger et le préparer à un avenir au sein de l’Empire.

Mais Jaraël disposait d’une force qu’aucun de sa promotion n’avait la chance de détenir : l’instinct de survie, et un sang-froid infaillible. Le surveillant en charge était conscient de sa nature quelque peu différente de ses autres rivaux : l’arrogance, l’excès de confiance, la jalousie, l’orgueil ou la frénésie… Rien de tout cela composait le jeune homme. Peut-être que son intelligence lui permettrait de prendre l’ascendant, mais dans un combat singulier, sa rage et sa colère contenue en lui à un point qui le briserai tôt ou tard, est son plus grand point faible. Feu son Père, était rongé d’une haine sans nom envers lui-même, allié à sa maîtrise du combat singulier et à son esprit tactique, ce qui faisait de lui un adversaire particulièrement féroce et efficace.



Kayrius, attendant patiemment l'arrivée de sa proie ayant en sa possession ce dont il a besoin pour satisfaire ses Maîtres.


D’un autre côté… il hait, mais… qui ? Qui peut-il haïr ? Qui a-t-il à haïr ? Les assassins de sa famille ? C’est comme s’il les avait pardonnés. Derrière cette haine se cache… une lueur d’espoir. Un frémissement lumineux, à peine perceptible, si ce n’est pas du tout. L’espoir de mettre un jour la main sur tous ce qui touche à sa famille : souvenirs, hologramme, récit, comptine…

Mais il cache tout ceci. Il fait ce qui doit être fait. Il agit, sans rancœur, sans se laisser aveugler par ses émotions ou par ne serait-ce qu’une once de pitié. Il réfléchit avant d’agir. Tuer, épargner, enrôler, asservir, torturer… Il suivra Son exemple. La raison, plutôt que le cœur. Tel est ce dont le plus grand nombre a besoin.

C’est cette lucidité qui le fit triompher de ses rivaux. Il n’était pas forcément le plus efficace dans les épreuves qui lui étaient confiées, mais il était toujours celui qui revenait avec le butin entre les mains.

Cinq années se sont écoulées depuis ses premiers pas dans l’Académie. Sa formation est terminée. Et désormais, il se consacre à ce qu’il a toujours voulu : retrouver son identité. Et apprendre. Apprendre l’Histoire. Apprendre l’Art de la Force, connaître ses moindres aspects, et chercher à en maîtriser qu’une once. Apprendre l’Art du sabre. Apprendre l’Art de la Guerre.

Désormais répondant sous le nom de Kayrius, le jeune Sith a pour ambition d’apprendre des écrits, des récits. Tel l’Odan Urr des temps anciens, il se battra uniquement si nécessaire, se créant tout un panel de possibilités à quelque situation que ce soit.



Le Roi Adas, source d'inspiration et de passion pour le jeune Kayrius.


Il touchera son but ultime. Si cela doit passer par l’humiliation, les épreuves… peu importe. Il y parviendra. Par un moyen ou un autre. Car les leçons de son Père resteront à jamais gravées en lui : la fin justifie les moyens.

Le petit Jaraël refera surface. Mais qui s’en soucie ?
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